POMORAMA. Le Post-Modernisme architectural à Liège [1975-2005]
Exposition & Carte interactive
La Faculté d'Architecture, en collaboration avec la Ville de Liège, a créé une carte interactive invitant à découvrir le bâti post-moderniste liégeois. Exposition du 3 au 27 septembre 2026. Vernissage le 2 septembre.
Un début d'inventaire du post-modernisme liégeois
Alors que l’architecture de la première moitié du XXe siècle acquiert progressivement une légitimité patrimoniale internationale depuis les années 1990 — symptôme d’un élargissement continu de la notion de patrimoine amorcé après la Seconde Guerre mondiale —, la reconnaissance des courants architecturaux plus récents demeure encore marginale. Ce constat est d’autant plus probant pour les productions du post-modernisme. Caractérisé par une diversité de réponses critiques en termes de dépassement du modernisme, l’architecture post-moderniste — désignée, dans le vocabulaire critique anglo-saxon, par le diminutif « Po-Mo » — émerge en Italie et aux États-Unis avant de se diffuser à l’échelle internationale entre les années 1960 et 1980. En Belgique, ce tournant architectural s’affirme à partir des années 1970 et marque le paysage urbain liégeois jusqu’au tournant du XXIe siècle.
Face à l’ampleur et à la diversité du bâti post-moderniste liégeois, le séminaire Patrimoine(s) : Questions contemporaines de la Faculté d’Architecture de l’Université de Liège a entrepris, avec ses étudiant·es et en collaboration avec la Ville de Liège, un premier regard rétrospectif sur cet héritage encore peu documenté à travers la construction d’un début d’inventaire critique.
Accessible gratuitement en ligne sous la forme d’une carte interactive, POMORAMA — un panorama d’architectures post-modernistes — invite à explorer ce pan encore méconnu de l’histoire architecturale récente du centre-ville de Liège.
POMORAMA : une exposition
À l’occasion de son lancement, une exposition propose une rétrospective et une relecture critique de ce patrimoine : des documents d’archives y sont mis en dialogue avec une série de photographies réalisées par Mathias Elaerts, qui questionnent les déplacements sémantiques et temporels du post-modernisme, ainsi qu’avec la collection « Po-Mo » des objets « Sparadraps » d’Amandine Guitoun, revisitant les codes esthétiques de cette période.
L’ensemble ouvre un espace de réflexion sur les enjeux de documentation et de préservation de l’héritage architectural du post-modernisme liégeois.
📍 Galerie vitrée du Grand Curtius
📅 Du 3 au 27 septembre 2026
🥂 Vernissage le 2 septembre à 18h
Carte interactive
Accessible [ici] à partir du 2 septembre 2026
Contributions
Maxime Coq (ULiège) — Commissariat, scénographie & contribution scientifique
Stéphane Dawans (ULiège) — Contribution scientifique
Mathias Elearts (architecte et photographe) — Contribution artistique & scénographie (avec l'assistance de Rachele Grella)
Laure Giletti (ULiège) — Assistance graphique
Amandine Guitoun (Architecte et designer) — Contribution artistique
Claudine Houbart (ULiège) — Contribution scientifique
Valentine Masset (ULB / UGent) — Contribution scientifique & graphique
Les étudiant·es du cours Patrimoine(s) : Questions contemporaines – Mattéo Berrieix, Francesco Cinefra, Thibaut Essama Awon, Lucas Evrard, Marine Jansseune, Pauline Piot et Gaia Strazzarino
Remerciements
Pour leur aide et la mise à disposition de leurs archives et documents, nous remercions la Fondation Jeanne et Charles Vandenhove, l’agence d’architecture Stanislaw Berbec’, Christian Satin, l'Administration des Ressources Immobilières et le Service Bibliothèque de l'Université de Liège, l’ASBL Société Royale du Vieux Liège, ainsi que les Fonds Patrimoniaux et les Archives du Service Urbanisme de la Ville de Liège.
Partenaires
La Ville de Liège | GAR-Archives d'architecture | Le Grand Curtius
